Site officiel de Brigitte Barèges - Elections municipales de Montauban du 23 et 30 Mars 2014
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PAPA : l'Homme de ma Vie

« Jean Paul » pour les amis, « Docteur TAURINES » pour les autres, « PAPA » toujours pour moi.

Le vouvoiement, un jeu d'abord à la suite de la demande de ma Tante Chouchou qui souhaitait perpétrer cette tradition familiale, une évidence ensuite, marque de déférence et de respect à l'égard de mes Parents, Oncles et Tantes, que je n'ai pourtant pas imposée à mes propres enfants...

PAPA je vous idéalise peut être mais il me semble objectivement que vous étiez exceptionnel. Votre culture abordait tous les champs de la connaissance : histoire, littérature, sciences, peinture, cinéma, vous étiez curieux de toutes les révolutions technologiques ( je me souviens de votre premier ordinateur ).

La seule discipline où vous n'excelliez pas : la musique classique, vous a valu de perdre, par deux fois, au super Banco au jeu des milles francs de Roger Lanzac.

Vous aviez fait vos humanités au lycée Lapérouse à Albi, comme un certain Georges Pompidou, puis des études de Médecine à la faculté de Toulouse. Ni carriériste, ni prétentieux, vous avez préféré devenir médecin de campagne à Réalmont et épouser Thésou plutôt que de succéder à un chef de clinique réputé qui vous avait proposé sa Chaire et sa Fille.

N'aimant pas l'ostentation et avec un goût certain de l'économie et du pragmatisme, vous avez préféré tout au long de votre vie la 2CV à tout autre véhicule; ce qui, je l'avoue, détonnait dans le parc familial des voitures de luxe de vos beaux frères.

Jovial, chaleureux, très apprécié en société pour votre humour et votre intelligence, vous saviez, par contre, parfaitement garder le secret afférent à votre métier et aviez une sainte horreur des commérages et des conventions. Trop jeune pour participer à la deuxième Guerre Mondiale, après une tentative avortée de partir à 13 ans dans la Résistance, vous avez voué au Général de Gaulle un attachement et une fidélité sans faille tout au long de votre carrière politique.

Votre métier, votre nombreuse famille, vous ont empêché de briguer d'autres mandats que ceux de conseiller général ou d'adjoint au Maire à Réalmont. Néanmoins vous êtes resté très longtemps Leader du Parti Gaulliste, UDR, UNR, RPR du Tarn, ce parti que vous m'avez fait connaître très jeune, en mettant en avant son caractère populaire ( Vous n'aimiez pas les « snobs de l'UDF » ). Pour vous la politique a toujours été une question d'engagement et de loyauté, jamais d'ambition personnelle ni d’intérêt financier. Votre métier 7 jours sur 7, même la nuit, vos activités nombreuses vous laissaient peu de temps pour vous occuper de vos huit enfants, sauf l'été où nous passions, un mois entier ensemble : l'occasion de nous initier à la natation, à la découverte de la nature, des étoiles et aux feux d'artifice.

Avec l'âge, et vos nombreux petits enfants, vous ne cachiez pas votre satisfaction de chef de tribu,de « Pater Familias », notamment depuis l'arrivée de ces gendres qui s'amusaient à vous appeler « Parrain », et avec lesquels vous étiez heureux de partir entre Hommes, camper à la belle étoile.

En bon Latin, vous aimiez la bonne chère et le bon vin, avec un faible pour le Champagne qui, pour vous, était recommandé par l' Académie.

Enfin vous nous avez donné le goût du débat, quel qu’en soit le sujet : culturel, politique, scientifique... Résolument optimiste, il vous a été reproché quelque fois votre naïveté.( Je sais qu 'en fait vous aviez confiance en l' Homme et pensiez que les autres devaient avoir la même éthique que vous.) Vous êtes mort trop tôt pour que nous puissions échanger sur ce point et vos éventuelles désillusions.
Le plus bel héritage que vous nous ayez laissé, c'est d'avoir permis à chacun de nous de pouvoir poursuivre des études supérieures et cela n'a pas de prix.




16/01/2014